Et si votre vrai levier de leadership n’était pas la réponse… mais la question ?
Dirigeants, managers, membres du CODIR, posez vous honnêtement cette question : savez-vous utiliser l’art du questionnement pour faire grandir vos collaborateurs ?
Nous avons été formés à décider, trancher, expliquer, convaincre et beaucoup moins à questionner avec justesse. Et pourtant…
Pourquoi poser des questions puissantes peut affirmer votre leadership ?
Parce qu’une bonne question :
- ouvre la discussion, là où une réponse la ferme,
- responsabilise les collaborateurs là où une consigne limite l’autonomie,
- développer la réflexion personnelle et la conscience de soi.
Ce n’est pas un hasard si l’art du questionnement est l’un des savoir-faire clés du coach professionnel. Il est directement lié à la compétence : « susciter des prises de conscience », telle que définie par l’International Coaching Federation.
En coaching, nous pensons que ce qui transforme durablement, ce n’est pas ce que le coach dit ou pense, mais ce que le client découvre par lui-même.
Qu’est-ce qu’une question puissante ?
Ce n’est ni une question piège, ni une question déguisant une opinion, ni une question pour laquelle nous avons déjà la réponse !
Mais une question qui déplace le regard, élargit les options, rencontre en mouvement autrement.
Einstein disait « On ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l’a créé. »
Le questionnement sert précisément à changer de niveau de pensée.
« Si je savais questionner comme vous… »
C’est une phrase que j’entends souvent de la part des leaders que j’accompagne dans mes séances de coaching exécutif.
Ils me disent : « Si je faisais avec mes équipes, ce que vous faites avec moi, j’éviterais beaucoup de problèmes… »
Et ils ont raison ! Car le questionnement puissant en gestion permet notamment de :
- développer l’autonomie,
- évitez la microgestion,
- responsabiliser sans contrôler,
- prévenir les conflits avant qu’ils n’explosent,
- renforcer l’engagement et la motivation,
- faire émerger des solutions plus pertinentes que celles imposées,
- installer une culture de réflexion et d’apprentissage continu,
- comprendre l’univers de l’autre, ses besoins, ses peurs, son état d’esprit…
Un exemple classique en management
Un collaborateur arrive avec un problème. Vous êtes débordés et souhaitez vous remettre rapidement à votre tâche. Votre réflexe est parfois de dire « Voilà ce que tu devrais faire… »
Le réflexe du coach, transposable en management est plutôt de demander :
- Qu’as-tu déjà essayé ?
- Qu’est-ce qui rend cette situation vraiment complexe pour toi ?
- Quelles options voyez-vous aujourd’hui ?
- Si tu n’avais pas peur de te tromper, que déciderais-tu ?
- De quoi as-tu réellement besoin de ma part ?
Résultat : le collaborateur réfléchit, choisit, apprend, gagne en confiance et en autonomie. Le leader créé de la confiance avec ses équipes, et surtout gagne du temps pour la suite, car le collaborateur ne reviendra pas systématiquement avec le même type de problème.
La vraie question pour les dirigeants
La question n’est donc pas : « Mes équipes, sont-elles assez autonomes ? » , mais plutôt : « Mon mode de questionnement, favoriser-t-il leur autonomie ? »
Le leader d’aujourd’hui, n’est plus celui qui a toutes les réponses, mais celui qui sait poser les bonnes questions, au bon moment, avec la bonne intention. Et cela s’apprend, se pratique, se muscle.
Et vous, quelle est la dernière question qui a réellement fait réfléchir à l’un de vos collaborateurs et contribué à son développement ?
Sandrine Saliba est Coach Exécutif Sénior certifiée Master Coach Certified (MCC) par la Fédération Internationale de Coaching (ICF) et Senior Practitioner par l’EMCC. Elle est également formatrice au métier de Coach (RNCP et niv 2), Mentor et Superviseur de coach accrédité ESIA.
Nous contactons : contact@prolifecoaching.fr