« J’AI L’IMPRESSION QUE SI JE NE M’IMPOSE PAS, PERSONNE NE M’ECOUTE EN CODIR. »
Cette phrase est revenue récemment dans une séance de coaching avec une dirigeante membre d’un CODIR.
Elle décrit des réunions où ses interventions passent inaperçues. Des décisions qui avancent sans vraiment intégrer son point de vue. Et peu à peu, une frustration qui monte : la sensation qu’on abuse de sa gentillesse et qu’elle doit presque “mordre” pour être prise au sérieux.
En explorant la situation avec elle, une prise de conscience apparaît.
Elle réalise qu’elle oscille entre deux positions.
Par moments, elle se sent comme une enfant soumise, impuissante face à ce qui se passe.
À d’autres, elle bascule en enfant rebelle, se défend, exprime sa frustration, puis regrette la manière.
Un mécanisme bien connu en analyse transactionnelle que mes clients connaissent parfois déjà.
Dans cette continuité, un point de travail apparaît comme une piste de solution possible : revenir en position adulte. C’est-à-dire retrouver calme, discernement, pragmatisme et capacité d’analyse dans la relation.
Autour de cette thématique de coaching « prendre sa place », j ‘observe qu’une confusion apparaît parfois sur la notion de rôle : la difficulté à distinguer qui je suis en tant que personne et le rôle que j’exerce au sein de l’organisation. Il y a le moi en tant que Pierre, Sandrine et le moi en tant que VP HR ou Directeur DSI.
Quand les deux se confondent, chaque interaction devient personnelle. La moindre remarque peut être perçue personnellement, chaque désaccord comme une remise en cause de soi. Les émotions prennent alors toute la place et brouillent la lecture de la situation. On réagit plus qu’on ne réfléchit, et les relations peuvent se tendre ou les frustrations grandir.
Quand les deux rôles se distinguent, il devient plus facile d’objectiver les situations. On peut alors regarder les faits avec plus de recul, comprendre les intentions, et différencier ce qui relève réellement de soi de ce qui appartient au contexte ou à l’autre. Cette distance permet d’apaiser les réactions immédiates, d’ouvrir un espace de réflexion et de choisir une réponse plus adaptée. C’est dans cette clarté que l’on peut agir avec plus de justesse et retrouver le pouvoir que nous confère notre rôle de VP HR ou Directeur DSI, afin d’exercer pleinement notre rôle de leader.
À cet endroit, un travail de compréhension de ses besoins peut également être mené : qu’est-ce que le travail nourrit réellement pour moi ? Cette exploration permet d’identifier ce que la sphère professionnelle peut légitimement nourrir et ce qui gagnerait à l’être ailleurs, par exemple dans la sphère personnelle ou relationnelle. Clarifier ces besoins aide à mieux délimiter l’espace des différents rôles que l’on occupe dans la vie et à trouver un équilibre plus juste entre eux.
Prendre sa place au CODIR demande parfois simplement cela :
se remettre à l’endroit du rôle.
Et vous, dans vos réunions de direction…
réagissez-vous comme une personne touchée — ou comme un leader dans son rôle ?
C’est souvent là que le coaching exécutif ouvre des prises de conscience décisives. Dans ce type de situation, l’accompagnement permet de prendre du recul, de clarifier ses modes de fonctionnement et d’identifier des leviers d’action concrets.
Les lecteurs qui envisagent de se faire coacher peuvent s’attendre à un espace de réflexion structuré, où leurs enjeux professionnels sont explorés en profondeur afin de transformer les difficultés rencontrées en opportunités de développement et de leadership.
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Sandrine Saliba est Coach Exécutif Sénior certifiée Master Coach Certified (MCC) par la Fédération Internationale de Coaching (ICF) et Senior Practitioner par l’EMCC. Elle est également formatrice au métier de Coach (RNCP et niv 2), Mentor et Superviseur de coach accrédité ESIA.